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Qui nous sommes

Trois registres manquaient. On les a construits.

Un pays où l’on ne peut pas prouver qui l’on est, où l’on ne peut pas dire où l’on habite, et où l’argent circule presque uniquement en espèces. Mowibo ne construit pas une application de plus : il construit ce qui manquait dessous.

Le constat

Ce qui bloque, ce n’est pas la technologie.

En Guinée, une majorité de foyers ne possède aucun justificatif de domicile : pas de bail écrit, pas de compteur au nom de l’occupant. Une banque qui exige une facture nominative n’écarte pas les mauvais dossiers — elle écarte le pays.

Les adresses n’existaient pas davantage. On se repère par « derrière la pharmacie », ce qui fonctionne entre voisins et échoue dès qu’un livreur, un secours ou une administration doit arriver.

Et l’argent reste très majoritairement en espèces, non parce que les gens refusent le numérique, mais parce que le pont entre les deux mondes n’avait jamais été construit.

Nos principes

Ce à quoi nous tenons.

Souveraineté. Le fond de carte, le moteur de rendu, l’adressage et les clés cryptographiques sont à nous. Aucune tuile étrangère, aucune facture à l’usage qui grimperait avec le succès, aucune dépendance qui pourrait être coupée.

Vérifiabilité. Une signature Mowibo se contrôle sans compte, sans nous appeler, et même si Mowibo disparaissait. Une preuve qui exige la survie de son émetteur n’est pas une preuve.

Honnêteté sur les limites. Nos signatures sont « avancées », pas « qualifiées », et nous l’écrivons noir sur blanc. Un service de confiance qui exagère sa portée détruit exactement ce qu’il vend.

La Guinée d’abord. L’architecture est native multi-pays, mais on ne prétend pas servir un continent avant d’avoir servi correctement un pays.